Vioujard Christian, photographe de presse.

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               Que deviennent les histoires quand,

                                               il n’y a personne pour les raconter ?

   En 1971, Vioujard Christian, parisien pur jus, électronicien de formation, quitte le monde industriel pour faire…photographe professionnel, sans trop savoir où il met les pieds. « La photographie s’était installée, progressivement, de façon irréversible. Elle était devenue une évidence. Il me reste à apprendre les règles et les moeurs du métier. » Embauché dans une modeste agence de presse parisienne, il débute une formation, accélérée, multifonctions : de la lecture de la presse à la vente, passant par la prise de vue, le travail de laboratoire, l’édition, les textes, les légendes, l’archivage et la vente aux hebdomadaires. Trois mois plus tard, il obtient la carte d’identité de journaliste professionnel, reporter photographe.

En 1972, dans le vestiaire du Stade-Français à la Faisanderie(parc de Saint-Cloud), il croise la route de Haroun Tazieff.  » Assis au côté de Haroun, chaussant les crampons, je lui demande, au culot, si il accepterait ma présence dans ses prochaines expéditions. » Il répond, roulant les R : «  Par amitié sportive. j’accepte ta présence. Nous partons dans quinze jours pour l’Etna, Vulvano, Stromboli, et au Niragongo(Zaïre), en août prochain. D’ici là, garde la forme.  » Par amitié sportiveHaroun vient de me mettre le pied à l’étrier et le bâton du voyageur, en mains. » De ses escapades, La Vie, l’Humanité-Dimanche, Le Chasseur Français, Tintin, publieront des séquences. Bien qu’il trouve des motifs de satisfactions, sa situation reste incertaine. Encore un peu vert, il va vite mûrir en multipliant les collaborations, en autres, à Jeune-Afrique, l’Humanité-Dimanche, TF1, France-Soir, jusqu’en 1974, où il rejoint l’agence photographique Gamma Presse Images.  » Je passe de la confection à la…Haute Couture. » 

A peine arrivé, il signe son entrée par un doublé rarissime, faisant la même semaine, et les mêmes clichés, la Une de Time Magazine et celle de Newsweek. Ce 1er coup, réalisé à la barbe des médias, ne change rien à ses fondamentaux, appris sur le terrain : anticiperlabourer, semer, récolter les fruits, avant les autres. Cette marque de fabrication le mènera vers l’Espagne, l’Europe méridionale, le Grand Maghreb, l’Afrique de l’ouest & centrale, le Proche-Moyen Orient, la Chine et la…Corrèze de Jacques Chirac. Au fil du  temps, il explore de nouvelle terres, inconnues : Sciences&médecine, métiers d’Art, grands projets, gastronomie, religion, etc. 

 Après 28 années au service, exclusif, de la société, il est viré par le nouvel acquéreur, propriétaire d’un très grand groupe international, avec cette chute :  » Merci pour la collaboration que vous avez apportée à notre groupe depuis de nombreuses années. » Le directeur-général sera plus élogieux ;  » Cher Christian, je vous confirme que vous êtes à la fois un excellent photographe et l’un de ceux dont les aptitudes à deviner les attentes du public ne sont pas à démontrer. Vous figurez au second rang des succès commerciaux de l’agence, sur 20. Bravo. »

Redevenu indépendant, et 8 années de prétoires plus tard, on lui restitue un fonds, d’où se sont volatilisés au moins 280.000 originaux n&b/ couleur, et des milliers autres films & planches, n&b. « Je suis spolié. »

Selon le principe que tout ce qui n’est pas vu, n’existe pas, il présente en 2015 , à Châteauroux et à VichyRécits photographiques, une narration sur des événements et des personnages marquants de cette époque; suivi de Chirac, Instantanés au Musée du président, à Sarran (Corrèze). Composée de 130 fragments de vie, l’exposition révèle, par petites touches, sur papier glacé, le quotidien d’un jeune homme, trentenaire, qui parti de la Haute-Corrèze va décrocher la timbale élyséenne, à 62 ans, à sa 3éme tentative pour…12 années. Le dernier président du septennat, le premier du quinquennat.  » Le Chirac que je donne à voir est loin des stéréotypes rabâchés par les médias. IL est nature, simple, chaleureux, amical. Sans mise en scène. Sans filtre. C’est mon choix. » Après trois ans d’accrochage, et plus de 30.000 visiteurs, payants, l’exposition retourne dans l’anonymat des sous-sols du musée. «  C’est un crève-coeur pour moi. IL mérite mieux. « 

 » A mon ami Christian Vioujard, artiste incomparable qui a illustré toutes ces aventures par de superbes photos. » Paris, Jacques Chirac.

 » Le succès que remporte l’exposition, qui lui est consacrée au Musée de Sarran, témoigne de l’attachement que portent les corréziens et l’ensemble de nos concitoyens à l’ancien Président de la République. » François Hollande, Président de la République, Avril 2017.

En 2016, Vioujard Christian accepte de publier un livre.

 » En feuilletant cet ouvrage, j’ai ressenti beaucoup d’émotions. Tant de souvenirs ont resurgis. C’est pour moi et ma famille un magnifique cadeau. Vous avez des trésors M.Vioujard. Il aurait été dommage de ne pas laisser une trace.Voilà qui est fait. » Bernadette Chirac, Sarran, 8 juillet 2016.

 » Cher Christian Vioujard, vos Instantanés restituent l’Humanité de Jacques Chirac mais aussi sa volonté de dévorer la vie publique à pleines dents. Bien à vous. » François Hollande, Président de la République, Paris, septembre 2016.